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Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire
Tchouang-Tseu
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La papesse, deuxième arcane
majeur du tarot, parfois appelée "porte du sanctuaire occulte", est une femme assise immobile et mystérieuse. Elle a une longue robe rouge que cache un manteau bleu à col et fermoir jaunes. 2 cordons,
jaunes également, se croisent sur sa robe : symboles de force et de l'esprit qui ne veut pas encore se manifester au-dehors. La papesse porte la tiare pontificale à 3 couronnes, dont la dernière déborde un peu du cadre de la lame. Elle a un voile blanc sur ses épaules et derrière la tête une draperie couleur chair comme la manche visible de sa robe et le livre qu'elle tient ouvert sur ses genoux. Elle a le livre des livres, celui du Dies irae dans lequel tout est
contenu et pr quoi le monde sera jugé. Elle est parfois comparée à Junon.
La papesse symbolise ici la femme, prêtresse ou déesse elle-même, qui détient sans vouloir les montrer tous les secrets du monde. Elle n'est pas encore la manifestation, la déesse-mère.
Derrière le rideau des apparences elle couvre la force (rouge) d'un manteau bleu (comme l'impératrice, la
justice et l'hermite). Elle est celle qui attend, éternelle antithèse de l'existence et de l'essence.
En astrologie, elle correspond à la 2ème maison horoscopique.
D'après "le dictionnaire des symboles", Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
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