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Le 30 juin 1956 une nouvelle taxe est votée par le parlement. Elle devra être acquittée par tous les propriétaires de véhicules automobiles en novembre. Cette taxe est proportionnelle à la puissance et à l'âge de leur voiture. Le ministère de l'économie a décrété qu'il s'agissait d'une taxe de solidarité, que cette vignette sera temporaire et qu'elle servirait à financer le fonds national de solidarité qui pourra attribuer une allocation à 2 millions de personnes âgées démunies. Comme chacun sait, cette mesure a duré jusqu'en 2001. Les socialistes Guy Mollet et Félix Gaillard vont, sur les fruits de la croissance, financer des mesures sociales allant de l'augmentation du SMIG à l'amélioration des retraites, en passant par l'introduction d'allocations complémentaires de chômage et le financement de logements populaires. Et ce, de 1956 à 1958.
La chambre syndicale des constructeurs d'automobiles (Renault et Simca) et le groupement syndical des constructeurs français d'automobiles (Berliet, Citroën, Panhard et Peugeot) affirment qu'il s'agit d'une mesure capable de freiner la progression de la demande et donc le développement de leur activité, rappelant que la fiscalité automobile était déjà lourde avec la TVA sur les voitures, les nombreuses taxes sur l'essence (les plus élevées d'Europe), taxe sur la propriété (la carte grise) et sur les assurances.
Jacques Poirier
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