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Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire
Tchouang-Tseu
L'inhibition grave de l'agressivité : le masochisme se retrouve ici chez certains enfants qui ont une conduite d'évitement important de l'agressivité. Au-delà de la peur des coups ou de la punition, ces enfants sont trop sages d'apparence et ont un air soumis. Ils ne se mettent pas en colère, ne protestent pas, ne montrent aucun sentiment de rivalité. D'autres auront cette conduite qui alternera avec des passages brusques où l'enfant va se sentir victime, persécuté, objet de moqueries ou de menaces.
Cette pathologie peut aller jusqu'à l'incapacité totale de se défendre. Dans ce cas on observe souvent une vie fantasmatique riche avec de forts fantasmes de destruction. L'enfant vit ses fantasmes comme de réelles menaces venant de l'extérieur ou a peur de posséder en lui une destructivité infinie. En général la structure mentale pré-oedipienne organisée autour d'un shéma schizoparanoïde crée cette confusion entre fantasme et réalité.
L'enfant concerné paraît chercher à être un objet de persécution. Il semble chercher la moquerie, l'exclusion, voire l'agression. Il perd ses objets personnels de façon répétitive. Pour certains cas c'est un processus classique d'érotisation masochique de la souffrance, mais la plupart du temps ce processus n'est que très secondaire.
Ces conduites masochiques primaires sont l'intermédiaire avec les conduites directement auto-agressives. On les rencontre dans les organisations psychotiques ou prépsychotiques.
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