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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 23:58

L'Ecole militaire (ou Collège académique), destinée à la noblesse pauvre, a été pensée par Pâris-Duverney et adoptée par la Pompadour. C'est un complément aux Invalides. En 1750 un long mémoire indique la place de l'établissement et de son terrain de manoeuvre qu'on appelle Champ-de-Mars en souvenir de Rome. Il est situé dans la plaine de Grenelle qui n'est pas encore construite. Il y a d'abord un plan fastueux proposé par Jacques-Ange Gabriel, responsable, qui sera refusé.

Le terrain est acheté. Il s'agit de la propriété de l'abbaye de St Germain des prés et de l'abbaye de Ste Geneviève. Le ministre de la guerre d'Argenson est hostile au projet.

Une longue île est parallèle à la rive gauche. On l'appelle île Maquerelle ou île des cygnes. Un petit port y est aménagé en aval pour décharger des péniches de matériaux de constrution de l'Ecole militaire. Il y a des baraques pour loger les ouvriers et ranger les outils. Les hangars des commis sont surnommés le bureau de Grenelle. Les travaux, dirigés par Gabriel, sont sans cesse causes de pourparlers et les travaux traînent. Le roi voudrait y installer 200 élèves en 1756 mais les grands bâtiments ne sont pas encore commencés.

Il faut trouver de l'argent pour continuer les travaux. Alors on suggère à Pâris-Duverney l'idée d'une loterie italienne. Casanova dirige un bureau de vente des billets que les gens s'arrachent.

En 1769 Louis XV pose la première pierre de la chapelle alors que les murs s'élèvent déjà jusqu'aux premières fenêtres. Pâris-Duverney a 85 ans, il arrive en chaise à porteurs. Le lieu est béni par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris. A la fin de la journée, le roi passe une première revue des troupes au Champ de Mars.

Le chevalier des Fossés, chargé d'aménager le Champ de Mars, y dispose 4 rangées d'arbres et démolit des édifices. Des terrassements et des haies d'épines sèches en interdisent l'accès aux promeneurs. Gabriel décide d'aménager l'entrée de l'Ecole face au sud et non plus face à la Seine. On enlève les échafaudages en 1772. La place Fonenoy est une réplique de la place Vauban. C'est une demi-lune plantée d'arbres. Jacques-Ange Gabriel est aussi le père de notre place de la Concorde que l'on dit la plus belle place du monde.

A cette époque l'avenue de la Motte-Picquet n'est qu'un chemin qui mène aux Invalides.

Jacques-Ange Gabriel

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 21:38

En ces années 1956 et 1957, les résultats de l'industrie n'ont jamais été aussi bons. D'abord 10% puis 9% d'augmentation pour la production. 20% pour l'investissement en 1957. Nous sommes dans une logique de prospérité et l'Etat augmente le SMIG et les retraites, aide les personnes âgées et les quelques chômeurs, accélère la construction de logements, multiplie les dépenses publiques. Toutefois, ce que l'on ne nomme pas encore la guerre d'Algérie pointe à l'horizon et il faut 300 milliards supplémentaires pour la financer. Du coup la France accroît son déficit. Le Trésor fait appel aux crédits et aux avances de la Banque de France. L'inflation resurgit. Cette surchauffe attise les importations et le déficit extérieur s'aggrave. Le gouvernement remet alors en place des surtaxes d'importation et rétablit les contingentements.

En mars 1957 le ministre des affaires économiques, Paul Ramadier, réunit les responsables des grands secteurs industriels. Il faut qu'ils exportent pour ramener des devises, le secteur le plus sollicité étant celui de l'automobile. En cas d'échec il faudra augmenter la fiscalité intérieure. En août Félix Gaillard rajoute une taxe de 20% sur les importations et les exportateurs bénéficient d'une prime équivalente, ce qui correspond à la disparité entre les prix français et étrangers. L'opération 20% doit freiner les importations et rétablir l'équilibre de la balance des comptes afin d'éviter la dévaluation. C'est comme une dévaluation déguisée qui sera officialisée en juin 1958.

Dès la fin 1957 ces mesures permettent un retour progressif aux équilibres financiers mais ont tendance à discréditer la France à l'étranger. Renault a du mal à faire admettre aux américains qu'il ne bénéficie d'aucune aide à l'exportation, que les 20% ne servent qu'à compenser les surcoûts français.

Pourtant la France, avec 5 autres pays, vient de signer les 2 traités de Rome (25 mars 1957) qui donnent naissance à la CEE et à l'Europe de l'atome, l'Euratom.

Philip Straub

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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /2010 23:08

En 1922, Jean Mantelet, issu d'une famille modeste, crée une petite affaire de pompes à sulfater. En 1926 il imagine des petits appareils ménagers que l'on actionne à la main. En 1929 il fonde pour cela la manufacture d'emboutissage de Bagnolet et prépare le presse-purée mécanique : son premier produit. Il est vendu 36frs à la foire de Lyon en 1932 mais il n'intéresse personne. Il n'y a pas un seul acheteur.

2 mois plus tard, à la foire de Paris, Jean Mantelet ressort son presse-purée pour 20frs. Et ça marche! Il fait un triomphe. Il a compris l'importance du prix de vente. Le presse-purée est primé au concours Lépine et en 1933 il atteint une production de 2000 exemplaires par jour. Une seconde usine est installée à Alençon en 1937.

En 1953 Jean Mantelet propose un épluche-légumes électrique qu'il appelle légumex (contraction de légume et d'expansion). En 2 mois il vend 36.542 appareils et fin 1955 plus de 134.000. En 1956 la société lance son moulin à café électrique baptisé moulinex. Ce nom remplace légumex. En 1 an 1.450.000 appareils sont vendus. Jean Mantelet élargit alors son offre et propose tous les appareils qui font gagner du temps aux ménagères.

Quelques années plus tard, les publicitaires annoncent "Moulinex libère la femme". Moulinex deviendra le leader du petit électroménager.

 

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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /2010 13:02

Le 12 décembre 1702 le brevet de majorité du lieutenant général de police d'Argenson divise Paris en 20 quartiers. Paris a alors environ 600.000 habitants.

Le premier quartier est celui des îles et contient ce qui va devenir la Cité. Le second est celui de la tour St Jacques la boucherie avec le Châtelet et les commerces d'alimentation qui gravitent autour. Le troisième appelé Ste Opportune va des Innocents au quai de la Mégisserie. La rue de Rivoli le coupe en 2. Ce quartier incluait aussi la rue des orfèvres et la rue du roule. Le quatrième quartier est appelé quartier du Louvre. Il va de la rue St Honoré à la Seine et il est placé sous le patronage de St Germain l'Auxerrois. Le cinquième est celui du Palais Royal. Il contient la place Louis le Grand et s'étend jusqu'à la Ville l'Evêque.

Le sixième est appelé Montmartre. Il va de la place des victoires jusqu'aux champs des porcherons qui est un peu marécageux du côté de la Grange batelière. Le septième est autour de St Eustache et va jusqu'à la rue Montorgueil. Le huitième ce sont les Halles entre la rue St Denis, la rue de la ferronnerie et la rue St Honoré. Le neuvième s'appelle St Denis. Il est limité au sud par les rues aux ours et Mauconseil. La rue St Denis et son faubourg vont jusqu'à l'enclos St Lazare. Au-delà c'est la campagne. Le dixième est appelé St Martin. Il s'arrête à la rue du temple et à la rue de la verrerie.

Le onzième est appelé quartier de la Grève. On y trouve l'Hôtel de Ville et l'église St Gervais. Le douzième c'est St Paul. Il va jusqu'à l'Arsenal et à la porte St Antoine. C'est l'ancien domaine de l'hôtel St Paul qui est alors loti en de beaux hôtels particuliers. Le treizième est celui de Ste Avoye, entre les rue des quatre fils, des vieilles haudriettes, Ste Avoye et Bar du Bec, de la verrerie, de la croix blanche et la rue vieille du temple. Le quatorzième est le quartier du temple ou du marais, allant de la courtille et du faubourg du temple jusqu'aux rues des quatre fils, de la perle, du parc royal et neuve St Gilles. Le quinzième, dernier quartier de la rive droite est celui de St Antoine le long de la rue St Antoine et de la rue vieille du temple. Il contient la place royale.

La rive gauche ne représente que 5 quartiers.

Le seizième quartier est appelé quartier de la place Maubert. A l'est de la montagne Ste Geneviève et de la rue Mouffetard il contient l'abbaye de St Victor, le jardin des plantes, la Salpêtrière et les Gobelins. Il va jusqu'au faubourg St Marcel, l'ancien village chrétien primitif. Le dix-septième contient l'abbaye de Ste Geneviève, le Val de Grâce et l'Observatoire. Tout le faubourg St Jacques en dépend. Le dix-huitième c'est St André des arts. limité par la rue Dauphine. Il contient la Sorbonne et St Séverin, les grands Augustins et les Cordeliers. Le dix-neuvième, quartier du Luxembourg, contient la paroisse nouvelle de St Sulpice ainsi que les Chartreux, les Carmes de la rue Vaugirard, jusqu'aux rues du Four et de Sèvres. Le vingtième c'est St Germain des Près. Il possède la rue Dauphine, la rue de Buci, la rue du Four et la rue de Sèvres. Au nord il est baigné par la Seine. C'est un quartier en pleine expansion. Après c'est la campagne.

En 1702 Paris a 52 rues, 1200 maisons et 393 lanternes. La première pierre du quai d'Orsay est posée.

 

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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 23:00

Le 30 juin 1956 une nouvelle taxe est votée par le parlement. Elle devra être acquittée par tous les propriétaires de véhicules automobiles en novembre. Cette taxe est proportionnelle à la puissance et à l'âge de leur voiture. Le ministère de l'économie a décrété qu'il s'agissait d'une taxe de solidarité, que cette vignette sera temporaire et qu'elle servirait à financer le fonds national de solidarité qui pourra attribuer une allocation à 2 millions de personnes âgées démunies. Comme chacun sait, cette mesure a duré jusqu'en 2001. Les socialistes Guy Mollet et Félix Gaillard vont, sur les fruits de la croissance, financer des mesures sociales allant de l'augmentation du SMIG à l'amélioration des retraites, en passant par l'introduction d'allocations complémentaires de chômage et le financement de logements populaires. Et ce, de 1956 à 1958.

La chambre syndicale des constructeurs d'automobiles (Renault et Simca) et le groupement syndical des constructeurs français d'automobiles (Berliet, Citroën, Panhard et Peugeot) affirment qu'il s'agit d'une mesure capable de freiner la progression de la demande et donc le développement de leur activité, rappelant que la fiscalité automobile était déjà lourde avec la TVA sur les voitures, les nombreuses taxes sur l'essence (les plus élevées d'Europe), taxe sur la propriété (la carte grise) et sur les assurances.

Jacques Poirier

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