La place de Grève était au moyen-âge une petite place qui allait en s'agrandissant vers la Seine et le port.. C'est à la fin du 17ème siècle qu'on la
sépara du fleuve par un quai. Elle fut agrandie fin 18ème et on démolit un peu plus tard les maisons contre l'Hôtel de ville. Les travaux d'agrandissement eurent
lieu sous Louis Philippe de 1837 à 1846. Le préfet Haussmann lui donna ses dimensions actuelles. Il fit supprimer les petites rues au nord de façon à permettre le prolongement de la rue de
Rivoli. En 1854, il fit faire l'ouverture de l'avenue Victoria dans l'axe de l'Hôtel de ville. La place du Châtelet fut elle aussi agrandie en 1858.
On la baptisa la place de Grève au 12ème sièce lors du développement du port de la Grève. Au 14ème siècle, l'installation de
l'administration municipale dans la Maison aux piliers en fit un endroit stratègique sur le plan politique et commercial. Sous la révolution on l'appela place de la Maison commune et en 1803
elle devient place de l'Hôtel de ville.
La place de Grève était le lieu de rassemblement où pendant le moyen-âge se réunissaient les ouvriers cherchant de l'embauche. L'expression "être
en grève" signifiait à l'origine aller sur la place de Grève dans l'attente d'un travail.
De 1310 à 1830 c'est là que se déroulaient les éxécutions publiques. On y dressa un calvaire au 14ème siècle pour la dernière prière des condamnés.
C'est aussi place de Grève que l'on allumait tous les ans les feux de la St Jean et que l'on célèbrait les fêtes données lors d'évènements touchant les princes. Elle fut aussi le point de
départ de beaucoup de journées révolutionnaires en 1789 mais aussi en 1830 et 1848.
Sous Charles IV le Bel, roi faible s'il en faut, la population française était d'environ 22.000.000. Paris à lui seul en comptait 300.000 alors que Londres n'en avait que 40.000.
Ces chiffres ont été calculés par les historiens à partir des documents du XIVème siècle, en se basant sur le recensement du nombre des paroisses et des feux par paroisse, soit 4 habitants par feu. Ceci pour la période autour de 1328.
Pendant la seconde guerre de 100 ans, épidémies, famines et combats firent chuter la population française de plus d'un tiers. Il a fallu 4 siècles pour que la France retrouvât son niveau démographique et son niveau de richesse qui étaient siens sous Philippe le Bel et ses fils.
De nos jours certaines villes prospères au Moyen-âge, mais ruinées par la guerre de 100 ans, sont au-dessous de ce qu'elles étaient alors.
Charles IV le Bel
Marguerite de Valois, première épouse d'Henri IV, plus connue sous le nom de la reine Margot, aimait les plaisirs de la chair et consommait à volonté. C'était les moeurs de l'époque où l'on ne s'embarrassait d'aucun principe, fût-on reine de France. Apparemment Marguerite de Valois savait aussi user du mensonge. Il n'y a qu'à lire le billet adressé à Chamvallon :
"L'absence, la contrainte donnent à mon amour autant d'accroissement qu'à une âme faible et enflammée d'une flamme vulgaire il apporterait de diminution, quand vous viendrez à changer d'amour ne pensez point m'avoir laissée et croyez pour certain que l'heure de votre changement sera celle de ma fin qui n'aura de terme qu'à votre volonté. Je ne vis plus qu'en vous et d'autre que de vous mon âme n'est régie."
On ne doutait de rien à l'époque..........
Marguerite de Valois, la reine Margot
Louis XIII était un roi juste et il entendait bien que justice soit faite. Il est bien entendu que c'était la justice de cette époque. Le 8 juillet 1626, le jeune Henri de Talleyrand, comte de Chalais, est arrêté. Le 18 août, il est inculpé du crime de lèse-majesté et condamné à mort. Le bourreau de Nantes ne pouvant remplir son office, la justice royale grâcie un autre condamné pour le remplacer. Le 19 août à 18h, de Chalais est accompagné, les mains liées, sur l'échaffaud.
Tandis que le bourreau d'un jour lui bande les yeux, Henri lui demande : "ne me fais pas languir". Le pauvre fut bien loin d'obtenir satisfaction. On se servit d'abord d'une épée suisse non affilée qui ne fit que blesser le condamné et le déporter du billot sur lequel il a fallu le remettre. Ensuite on prit un doloire de tonnelier et c'est seulement après une trentaine de coups que la tête se sépara du tronc. Jusqu'au 20ème coup, de Chalais gémit en disant "Jésus Maria".
Ne vous méprenez pas : je ne fais pas là une plaidoierie contre la peine de mort, je relate des faits historiques. Ce n'est pas non plus une méchante critique envers Louis XIII. C'est un roi que j'apprécie.
Louis XIII








