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Histoire de France

Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 19:34

Le 13 février 1937, Léon Blum, Front populaire, chef du gouvernement, s'adresse aux fonctionnaires par radio et quelques jours plus tard, au parlement, il annonce une pause dans les réformes. C'est-à-dire que sont ajournés la retraite des vieux travailleurs et du fonds national de chômage, la réduction du plan de grands travaux. L'échelle mobile des salaires par la reconduction pour 6 mois des contrats collectifs en cours est provisoirement abandonnée.
Léon Blum s'explique le 23 mars à la Chambre :
"Une ère de prospérité semblait s'ouvrir : la trésorerie retrouvait son aisance et les affaires allaient reprendre leur essor. De nouveau la haine, l'inquiétude, la balance des changes brusquement retournée, la confiance évanouie, l'argent rare."

S'ensuit le lancement d'un emprunt donnant un taux d'intérêt de 4,6%. Cet emprunt comporte une garantie de change, le paiement des intérêts et du capital pouvant être demandé sur la base du cours du dollar ou de la livre. Puis le gouvernement s'interdit tout contrôle des changes et rétablit la libre circulation et le libre commerce de l'or à l'intérieur du territoire. Il nomme à la tête du fonds d'égalisation des changes 3 personnalités adeptes de l'économie libérale dont 2 appartiennent au monde des affaires.
Ce qui n'empêche pas la monnaie d'être dévaluée encore une fois le 30 juin. Suppression de la limite inférieure de la parité or fixée à l'occasion de la dévaluation d'octobre 1936. Le franc est désormais flottant.

Léon Blum

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Voir les 5 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 17:32

Extrait de "la chronique de la révolution", éditions Larousse.
La guillotine loin du coeur de Paris
Paris 13 juin 1794

Déplacée à la barrière du trône renversé, la guillotine est en voie d'être rejetée hors des murs. Elle était restée longtemps place de la Réunion, ancienne place du carrousel.......... Mais les députés installés dans la salle des machines du palas des Tuileries ne supportaient plus de voir les éxécutions se dérouler sous leurs yeux. On a alors dressé la guillotine place de la révolution, lieu qu'elle a quitté le lendemain de la fête de l'Etre suprême. Reléguée place St Antoine, elle n'y est restée que 3 jours : le sol, à cet endroit, ne pouvait absorber la quantité de sang répandu........

Environ 10.000 personnes seront guillotinées à Paris pendant la période de la révolution française. Il est très difficile d'avoir un chiffre à peu près exact, les sources diffèrent les unes des autres.

 

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Voir les 7 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 19:50

C'est en mars 1929 que les premiers indices d'une baisse d'activité économique se font jour. Les premières touchées sont les branches industrielles. Ce sont d'abord les prix de gros qui sont annonciateurs de la crise. Toute l'année les prix vont se replier. En octobre ils sont inférieurs à 8,7% par rapport à ceux de février. Le prix des métaux, des produits chimiques et des matériaux de construction restent stable. Mais celui des textiles chute de 16,5%, celui des cuirs et peaux de 23,7% et celui du caoutchouc de 31%. En parallèle, le cours de leurs actions en bourse s'effondre. On affiche un repli de 32% pour les industries textiles, 20% pour les sociétés coloniales et 17% pour les compagnies de navigation. Au milieu de l'année 1929 s'amorce le repli dans le secteur de l'industrie automobile.

Déjà en 1927 le recul des exportations s'était amorcé. En 1928 il s'accélère pour finalement affecter, en 1929, le dynamisme des branches exportatrices. Les exportations de tissu de soie chutent de 24% de 1927 à 1929. Celles de l'automobile de 23,6%, celles des pneumatiques de 45,4% et celles des pelleteries de 51,2%.
La France est réticente à se tourner vers la grande consommation et elle n'est pas à l'abri des turbulences internationales.

 

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Histoire de France
Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 20:15

Avant la guerre de 14/18, et pendant, la France avait un système d'assurance sociale, qui depuis 1898 n'incluait que les accidents du travail et depuis 1910 les retraites. Seul un petit nombre de salariés étaient couverts, avec des cotisations insuffisantes. Après guerre, c'est le retour de l'Alsace-Lorraine et de ses habitants qui veulent garder les institutions de protection sociale allemande.

En 1920 une commission présidée par Millerand étudie le projet d'un vrai système d'assurances sociales. Les syndicats s'y rallient, sauf la CGTU. Le patronat y est hostile, les petits patrons ayant peur des charges nouvelles et les grands patrons voulant préserver l'autonomie de leurs caisses de protection sociale. Les médecins, eux, craignent une remise en cause de la médecine libérale.

Le 16 mars 1928, sous Raymond Poincaré, Président de droite centriste et nationaliste, une loi est adoptée couvrant les risques de maladie, la maternité, l'hospitalisation, l'invalidité, décès et vieillesse. Elle établit une affiliation obligatoire pour tous les salariés français dont la rémunération annuelle totale ne dépasse pas 15.000 francs. Ce chiffre est porté à 18.000 francs pour les villes de plus de 200.000 habitants. Les cotisations sont à la fois patronales et ouvrières et représentent 4% de chaque côté. Les prestations sont limitées par l'instauration d'un ticket modérateur de 20 à 25% pour les remboursements.

Un retraité a droit à 60 ans et après 30 ans de cotisations à 40% de son salaire moyen. L'assurance décès garantit aux ayants-droit du salarié cotisant le paiement d'un capital fixé à 20% de son salaire annuel moyen s'il décède avant sa retraite.
Cette loi fut très critiquée par les milieux agricoles et par les médecins. Elle est amendée en 1930 par une autre loi qui accroît la participation de l'état pour suppléer les insuffisances de cotisations agricoles et préserver les principes libéraux qui tiennent tant à coeur aux médecins.

Raymond Poincaré

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 19:08

A la fin de 1926 le franc est enfin stabilisé. La confiance des marchés était considérablement affaiblie par le cartel des gauches. Raymond Poincaré, de la droite modérée, souhaiterait que la revalorisation du franc se poursuive pour ne pas lèser les épargnants qui ont prêté de l'argent à l'état pendant la guerre, par patriotisme. Seulement les résultats catastrophiques sur l'économie britannique de la revalorisation de la livre sterling le font réfléchir. Emile Moreau, gouverneur de la Banque de France, et d'autres, essaient de l'en dissuader.

Après les élections d'avril 1928 confortant son autorité, Moreau le menace le 5 juin de démissionner. Le 7 juin Poincaré renonce finalement à rétablir le franc à sa valeur d'avant-guerre. Il explique :
"C'est une ambition qui se heurterait à des obstacles insurmontables. Rien ne survivrait à cette téméraire entreprise de redressement, ni le budget, ni la trésorerie, ni l'industrie, ni l'agriculture. Toutes les dépenses, toutes les recettes seraient bouleversées, l'économie serait mortellement atteinte."

Le dimanche 24 juin, alors que la bourse est fermée, les textes sont votés. Le lendemain la loi est promulguée, le franc appelé de façon impropre "le franc Poincaré", remplace le franc de germinal an XI. Il est défini par un poids d'or de 65,5 mg d'or fin à 900 millièmes, correspondant à une dévaluation des 4/5èmes par rapport à son prédécesseur. Cette amputation traduit l'incidence de la guerre sur la monnaie. Elle a été calculée assez largement pour préserver la compétitivité des produits français à l'étranger. Les billets de banque redeviennent convertibles en or mais seulement pour des sommes équivalant à la valeur d'un lingot.
La naissance du franc poincaré rétablit la confiance des épargnants et conforte l'économie. La situation monétaire de la France est enfin redressée.

 

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