Vendredi 20 août 2010
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Après la mort de Louis XIV le gouvernement déménage à Paris sous la présidence du duc d'Orléans alors régent pendant la minorité de
Louis XV qui n'a que 5 ans. A cette époque les grands de la Cour
avaient pour la plupart leur demeure à Paris. On les retrouve dans le quartier du Louvre, dans celui du faubourg st Honoré et du faubourg St Germain. Peu restent dans le Marais. C'est quand
même dans le Marais que s'éleva le plus bel hôtel du 18ème qui soit resté : l'hôtel de Rohan-Soubise. Au Palais Royal le duc d'Orléans mène une vie joyeuse.
Les charlatans envahissent Paris. Dans l'étroite rue Quincampoix, en 1719,
s'installe Jean Law, protégé du régent. Il est directeur de la banque où l'on fait soi-disant fortune en échangeant de l'or contre des billets. Il paraît qu'on peut gagner 40 fois le capital de
base et la foule s'amasse. Un bossu prête sa bosse pour les signatures. Auparavant ses bureaux étaient rue Vivienne. Puis la banque se déplace place Vendôme jusqu'en 1720 où elle fait faillite.
Il est dommage que le percement de la rue Rambuteau ait fait disparaître la maison de la rue Quincampoix où se tenait la banque.
Au Pont Neuf, Jean Thomas, ancien garçon chirurgien de l'Hôtel Dieu, s'installe
vers 1715 en plein air pour vendre son baume solaire, 6 sous la fiole. Il paraît qu'il guérit de manière radicale les maladies secrètes sans garder le lit ni la chambre et sans passer par la
friction ni la salivation. Il est sur un char en habit rouge avec un tricorne à plumes de paon. Face à la statue d'Henri IV, il arbore un gigantesque sabre sur le côté et un collier de dents. 2 musiciens l'accompagnent. Au-dessus de son attirail
flotte une grande oriflamme rouge ornée d'une molaire surmontée d'une couronne royale. Il sera célèbre dans Paris pendant 20 ans. Patron du Pont Neuf il protégeait ses habitués : ma tante
Urlurette, la Mie Margot, Charlot, le chanteur faux-manchot et les associés de Cartouche (Picodo, L'Enfant de beurre, le Razé, Terre ferme, Poisson qui bloque, Barbillon, le Peigne,
etc...).
En 1720 le duc d'Antin, surintendant des bâtiments, fait paver un sentier dit
l'Hôtel Dieu. Il s'ouvre perpendiculairement au boulevard. On appelle cette nouvelle voie la Chaussée d'Antin.
Comme je suis déjà allée visiter l'Hôtel Soubise je vous mets quelques photos
perso, pas terribles parce que prises avec mon vieux portable. Il n'est pas interdit de les prendre, mais dans ce cas mettez tout de même un lien, merci. Je n'ai pas envie de les
signer.
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Samedi 17 juillet 2010
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On ne connaît pas l'histoire de Lutèce avant l'arrivée de César. On sait seulement que l'île était d'une
grande importance stratégique un siècle avant JC. Lutèce était alors le centre d'un bassin de 200 kilomètres environ, sans roches ni cascades. Le Bassin parisien était alors défendu par ses
épaisses forêts concentriques. Des pêcheurs et des bateliers étaient fixés dans l'île.
En 53 avant JC César a établi son quartier général pour quelques temps dans Lutèce habitée par les parisiens.
L'île de la Cité était facile à défendre. A l'époque la Seine y était 2 fois plus large. Au XVIème siècle on y a réuni un archipel qui forme aujourd'hui la pointe en aval. A l'époque
l'île était traversée par la route qui venait d'Orléans et qui allait jusque dans les Flandres.
Les romains transformèrent rapidement ce village de pêcheurs en petite ville commerçante avec son marché, ses
temples et ses larges ponts.
Les habitants de Lutèce demeurèrent longtemps fidèles à la langue celtique et aux divinités gauloises. Le
christianisme n'y pénétra qu'assez tard.
La population résidait seulement dans l'île basse et vivait presque exclusivement du fleuve.
Plus tard on alla chercher Melun par une nouvelle route qui suit à peu près le tracé de la rue St Antoine
tandis qu'on atteint Pontoise et Rouen par la rue St Martin qui franchit le col de la Chapelle entre Montmartre et Ménilmontant. Quant à Orléans on la rejoint par la rue St
Jacques.
Le rouge, couleur des martyrs, devint celle de l'étendard de St Denis que les rois de France, en cas de péril
du royaume, allaient prendre au sein de l'édifice consacré au 1er évêque de Paris. La ville teignit son blason où l'on voit la nef d'argent, emblème des nautes et des mariniers à la
base de sa prospérité. Sous Charles V, chef de France, d'azur semé de fleurs de lys d'or, vint
sommer les armes de la cité dont les couleurs restèrent. Gueule et azur, rouge et bleu. Louis XVI y
intercala le blanc royal pour former notre drapeau tricolore.
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Lundi 12 avril 2010
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L'ordonnance du 24 avril 1944 parue au JO le 30 août donne aux commissaires régionnaux délégation pour augmenter les salaires. Le 28
août 1944, à peine Paris libéré, le conseil des ministres du gouvernement provisoire de la république française décide une hausse des salaires ainsi qu'une revalorisation des allocations
familiales. Les salaires se voient ainsi augmenter de 30 à 51% pour Paris et de 45 à 51% pour la province. Les allocations familiales, elles, se trouvent revalorisées de 50% en moyenne.
Ce choix en faveur de l'accroissement du pouvoir d'achat représente un désaveu pour les partisans de la rigueur où Pierre Mendés
France se trouve au 1er rang. En février 1944, il est commissaire aux finances du gouvernement d'Alger et milite alors pour une politique de rigueur, en prévision de l'après-guerre.
Cette politique de rigueur tend à raréfier dans toute la mesure du possible, les moyens de paiement utilisables sur le marché afin de rétablir un équilibre relatif entre leur volume global et
les quantités de marchandises susceptibles d'être mises en vente.
Mais le Général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, ainsi que tous les ministres, entend que les sacrifices imposés aux
français pendant les dernières années justifient que l'on relâche la pression. Le Général de Gaulle s'explique ainsi : "sortant d'un immense tumulte, ce qui s'impose d'abord, c'est de
remettre la France au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre."
Pour contrer le risque d'un développement très fort de l'inflation nourrie par la surabondance de liquidités, on prépare le lancement
d'un grand emprunt national.
Le Général de Gaulle à la libération de Paris
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Dimanche 4 avril 2010
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Tristes lettres! C'est le 16 février 1943 qu'est promulguée la loi sur le service du travail obligatoire, le STO. Elle fait suite aux
egixences de Sauckel, la relève des prisonniers n'ayant pas
donné le résultat escompté. Le gouvernement de Vichy n'a pas le choix.
Aux termes de cette loi, mis à part les mineurs, des cheminots, des pompiers et des policiers, tous les hommes nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922, sont tenus d'aller
travailler en Allemagne pour 2 ans. Le commissaire général du Reich pour l'emploi de la main d'oeuvre exige 250.000 travailleurs français dont 150.000 spécialistes pour le premier semestre.
Bien sûr, cette fois il n'y a pas de relève. Entre février et avril le STO remplit son programme : 250.000 ouvriers dont 157.000 spécialistes partent pour l'Allemagne.
Puis cette loi sur le STO alimente rapidement les maquis de la résistance grâce aux réfractaires, d'où des pénuries dans plusieurs
secteurs stratégiques. Dans le Gard l'organisation Todt va jusqu'à organiser des filières d'évasion à partire des mines d'Alès pour alimenter ses propres chantiers. Le STO se heurte aussi à de
nombreux chefs d'entreprise, même chez ceux qui sont favorables au gouvernement de Vichy, parce que la réquisition de leurs travailleurs les met en difficulté.
Un peu plus tard les accords de Speer-Bichelonne (les ministres français et allemand de l'économie) sont signés en partie pour pallier à l'échec de cette loi.
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Jeudi 25 mars 2010
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En septembre 1940 le rationnement est instauré pour faire face à la pénurie croissante de produits alimentaires. Pour un adulte la
ration de pain est ainsi fixée à 350g par jour. 500g de sucre et 300g de café par mois, 360g de viande et 140g de fromage par semaine. Sont aussi rationnés les pâtes, le riz et le savon.
En 1941 la ration fut fixée à 275g de pain par jour tandis que la viande passait à 350g par semaine et le sucre à 75g par semaine.
Ces pénuries ont provoqué l'essor du marché noir où tout se trouvait à des prix bien supérieurs à ceux du marché officiel. En 1942 la viande, le lait et les oeufs se vendent au marché noir
entre 2 et 5 fois leur prix officiel, les pommes de tere 4 à 5 fois et le beurre 6 à 8 fois. La loi du 15 mars 1942 codifiant la répression pour transactions illicites, en exclut les
infractions qui ont été uniquement commises en vue de la satisfaction directe des besoins personnels ou familiaux.
Les campagnes sont beaucoup moins touchées puisqu'elles cultivent la terre, voire leur jardin, et élèvent des animaux.
Après le débarquement américain en Afrique du Nord, l'interruption des circuits commerciaux entre la France et le continent africain, l'alourdissement des prélèvements allemands suite à
l'invasion de la zone sud, aggravent la situation. Dans les Basses Pyrénées le prix du beurre au marché noir passe de 250 à 350frs le kilo. Tous les milieux sont touchés par le système D et on
assiste à des spéculations des plus effrénées.
Distribution de tickets de rationnement dans une mairie
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