La librairie se développa fort tard dans la civilisation romaine. Pendant longtemps, on eut des esclaves pour copier des ouvrages entiers empruntés à un ami. Et puis le commerce comprit qu'il y avait matière à gagner de l'argent. Les livres ont toujours été d'un prix exorbitant parce que c'était le libraire qui faisait préparer le papyrus et qui payait ses copistes et ses relieurs.
Chez le libraire romain, il y a d'abord sa taverne. Et puis il y a l'endroit où il expose et vend ses livres. Ce sont des tablettes divisées par des cases (nids) qui contiennent chacune un manuscrit.
Ensuite il y a l'atelier rempli de papyrus et de peaux où les ouvriers viennent chercher le matériel nécessaire à l'écriture.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Rome, forums impériaux
Pour les femmes, la tunique était l'indispensable vêtement de dessous. Elles la portaient même à la maison. D'abord de laine, elle fut ensuite de lin vers les derniers temps de la république, quand Rome entretint des relations plus étroites avec l'Egypte. Les vêtements de soie et les tissus fins et transparents de Cos devinrent à ce moment des articles de luxe.
La stole était une longue robe blanche portée par-dessus la tunique. Elle s'attachait aux épaules avec une agrafe et couvrait même les pieds. La partie essentielle de la stole était un genre de falbalas à l'extrèmité inférieure qui faisait tout le tour. La partie supérieure était ornée de bordures d'or et de pourpre. La stole était pour les femmes ce qu'était la toge pour les hommes.
A cela on ajoute d'autres robes et manteaux dans tous les genres de tissus avec toutes les nuances de couleurs mais une prédominance pour le pourpre. On trouvait l'impluviala de couleur brune (robe carrée à 4 côtés contre la pluie), l'instusiata (chemise ou robe que les femmes mettaient à la maison), la plumatile qui produisait un effet d'optique analogue à celui du cymatile (en regardant l'étoffe sous un certain jour, on croyait voir les plumes des oiseaux), la ralla (manteau de gaze), le ricinium (pièce d'étoffe carrée, un peu comme une écharpe portée moitié sur la tête, moitié sur les épaules), etc.....
La femme romaine sortait emmitoufflée, allant parfois jusqu'à cacher la moitié de son visage. L'ample manteau qui les enveloppait (palla) ne permettait pas de voir leur taille. Mais ceci n'était que dans le but d'attiser la curiosité.
La femme romaine portait bien plus souvent des sandales que des brodequins
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
La table n'était pas, dans la Rome antique, un meuble de première nécessité comme aujourd'hui. Elle n'était indispensable qu'aux artisans et dans les boutiques.
Mais quand le luxe fut introduit à Rome, les tables devinrent un des meubles les plus importants et les plus somptueux. D'abord très simples, avec 3 ou 4 pieds, en bois et quadrangulaires, elles devinrent rondes et soutenues souvent par un seul pied d'argent, d'ivoire ou d'airain. Elles étaient faites dans les bois les plus rares, les plus précieux et sculptés.
Les tables les plus recherchées étaient en citre, arbre qui poussait en Mauritanie.
Les petites tables sur lesquelles on posait un vase avait un rebord destiné à empêcher la chute des objets. Elles servaient aussi pour jouer aux dés ou d'autres jeux.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
La porte de la demeure nuptiale a été parée pour les noces : des tentures blanches, couvertes de guirlandes de fleurs, la tapissent tout entière. La mariée est parée d'un voile rouge-orange, flammeum couleur de safran, c'est l'ornement habituel de la femme du flamine à laquelle le divorce est interdit. La tunique blanche représente la virginité, la coiffure élevée en forme de tour ressemble à celle des vestales, le javelot qui la traverse rappelle l'enlèvement des Sabines et indique la soumission de la femme à son mari. La mariée porte également la couronne de verveine, symbole de la fécondité, et une ceinture de laine pour témoigner de sa pudeur.
La mariée placée sur un siège recouvert d'une peau de brebis immolée, son mari à côté d'elle sur un siège semblable, ils se voilent la tête.
Le grand pontife offre le lait et le vin miellé aux dieux et fait manger aux époux le gâteau sacré (far). Il leur unit ensuite les mains, confiant la femme à la bonne foi de son mari qui sera pour elle un ami, un tuteur et un père.
Le soir les nouveaux époux sont conduits au domicile conjugal, dans la demeure du mari. Avant que la jeune femme ne quitte la maison de son enfance, le père prend les aupices. On feint de l'en arracher, en commémoration de l'enlèvement des Sabines. Elle est escortée par les enfants qui ont encore leurs parents. 2 la tiennent par la main et le troisième marche devant elle en chassant les maléfices avec une torche d'épine blanche. 2 autres enfants la suivent, portant une quenouille, un fuseau et dans une corbeille d'osier tous les instruments du travail féminin. 4 femmes mariées, une torche en bois d'épine à la main, font partie du cortège. A la lueur de ces flambeaux, la jeune mariée gagne sa nouvelle demeure, pendant que tout autour les jeunes gens égayent la cérémonie avec des plaisanteries et des allusions obscènes.
Avant de pénétrer dans la maison, le mari, sur le seuil, lui demande qui elle est. Elle répondra : "où tu seras Caïus, là je serai Caïa" (ubitu Caius, ego Caia). On lui présente de l'eau et une torche enflammée. Elle touche la torche et jette sur elle-même quelques gouttes d'eau, symbole de pureté. Ses compagnes la soulèvent ensuite et c'est dans leurs bras que la mariée franchit la porte. Elle ne doit surtout pas toucher du pied le seuil consacré à Vesta, déesse de la virginité. Le mari pendant ce temps jette aux enfants quelques noix, disant ainsi adieu à leurs jeux.
Vient ensuite le pompeux souper auquel est conviée la famille entière. Puis ce sont quelques femmes âgées qui conduisent la mariée au lit nuptial. Lit couvert de pourpre et d'étoffes brochées d'or, élevé sur une estrade d'ivoire. Le lendemain des noces est encore jour de fête avec un repas (repotia) qui réunit de nouveau toute la famille.
Source : la vie à Rome aux temps antiques, Paul Werner
Scène intime, musée de St Germain en Laye








