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Poésie, écritures

Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 11:27

Le petit chat noir

 

Mon petit chat est noir,
Noir comme du charbon.
On le croit sale, eh non!
Il est né noir, tout noir
De la queue au menton.

Mais eût-il noirceur
D’un méchant diablotin,
Rien ne vaut sa douceur
Quand il miaule, au matin,
Pour me lécher la main.

Maurice Carême

 

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Voir les 4 commentaires - Communauté : Les beaux mots - Publié dans : Poésie, écritures
Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 11:54

 

Mozart enfant, portrait anonyme, 1763

Petite femme chérie!

 

      C'est avec joie que j'ai reçu ta chère lettre. -J'espère que tu as reçu hier ma seconde, avec la potion, l'électuaire et les oeufs de fourmis. -Demain matin, à 5 heures, je mets à la voile... Si ce n'était, simplement, pour le plaisir de te revoir et de t'embrasser, je ne m'embarquerais pas encore, car on va justement donner bientôt Figaro, et j'ai quelques changements à y faire, ce qui rend ma présence nécessaire aux répétitions... Je devrai donc être de retour le 19... mais rester ici jusqu'au 19 "sans toi", je ne le pourrais pas!

Chère petite femme!... Je veux causer avec toi bien sincérement. -Tu n'as aucun motif d'être triste... Tu as un mari qui t'aime, qui fait tout pour toi tout ce ce qu'il est en état de faire... En ce qui concerne ton pied, il ne te faut que prendre patience, car cela va sûrement aller tout à fait bien... Je suis donc enchanté quand tu es gaie... Certes!... Mais je souhaiterais seulement que tu ne fusses, parfois aussi familière... Tu es trop libre, à mon gré, avec N. N... et de même avec N. N. lorsqu'il était encore à Baden... Pense simplement que les N. N. ne sont aussi osés avec aucune autre femme qu'avec toi, que peut-etre ils connaissent moins...

Pou N. N. qui est d'ailleurs un aimable homme et particulièrement respectueux à l'égard des femmes, il faut qu'il ait été entraîné, pour écrire dans sa lettre d'aussi vilaines et grossières sottises. Une femme doit se garder toujours en respect..., sans quoi elle donne prise au propos des gens... Mon amour!... Pardonne-moi d'être aussi sincère, mais mon repos l'exige, aussi bien que notre bonheur commun... Rappelle-toi simplement que tu m'as, toi-même, avoué une fois, "être trop condescendante". -Tu en vois les suites.- Rappelle-toi aussi la promesse que tu m'as faite... O Dieu!... essaie seulement, mon amour!... Sois gaie, joyeuse, aimable avec moi... Ne te tourmente pas d'une inutile jalousie... Aie confiance dans mon amour, dont tu as bien la preuve!... Et tu verras combien nous serons heureux. Tiens pour certain que seule la prudente conduite d'une épouse peut enchaîner son mari. - Adieu! Demain je t'embrasserai cordialement.

Vienne, avril 1789

Constance Mozart par Joseph Lange, 1782

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Culture en vrac - Publié dans : Poésie, écritures
Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 13:26

Devinettes populaires

 

Qu'est-ce qui ne fait pas d'ombre ?
L'écho de la cloche ronde.

Qui, sans peur, touche une abeille ?
La main dorée du soleil.

-Qui parle sans qu'on le voie ?
Le vent qui joue dans le bois.

-Qui marche toujours sans peine ?
La lanterne qu'on promène.

- Qui ne coud pas pour ses filles ?
La vaillante et fine aiguille.

-Qui passe et qu'on n'entend pas ?
Le temps qui fuit à grands pas.

-Qui n'a pas besoin d'échelle ?
La fumée qui monte au ciel.

-Qui jamais, jamais ne ment?
Le petit doigt de maman.

 

Maurice Carême

 

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Voir les 3 commentaires - Communauté : Les beaux mots - Publié dans : Poésie, écritures
Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 12:30

Le jardin perdu

 

II est venu un jardin cette nuit
Qui n'avait plus d'adresse
Un peu triste il tenait poliment
Ses racines à la main
Pourriez-vous me donner
Un jardin où j'aurais
Le droit d'être jardin?
Il faudrait arroser mes laitues
Et un mur ayant bu beaucoup de soleil
Pour mûrir mes poires en espalier
Deux carrés pour mes asperges
Et les plates-bandes de fraisiers
Si vous aviez la bonté
De mettre aussi un vieux figuier
Pour donner de l'ombre
Et beaucoup d'arbres fruitiers
Pour les saisons de confitures
N'oubliez pas un puits profond
Et un jet d'eau à volonté
C'est une vie qui n'est pas une vie
Que d'être un jardin égaré
Qui n'existe qu'en souvenir
Et ne sait plus où fleurir

 

Claude Roy

Joséphine Wall

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Les beaux mots - Publié dans : Poésie, écritures
Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 13:17

L'école d'autrefois

 

Dans l'école d'autrefois,
Au village des merveilles,
L’odeur était sans pareille ;
Encre, craie, cire, vieux bois.

Je voyais le pré des sources
Et les vaches ruminant.
Le maître gardait le temps
Dans sa grosse montre rousse.

Nos talons sur le plancher
Faisaient un bruit de forêts ;
Nos plumes grattaient, grattaient
La neige de nos cahiers.

Et parfois une autre vie
Déroulait ses sortilèges
Quand on tombait dans le piège
Tendu par les poésies.

 

Georges Jean

 

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Voir les 2 commentaires - Communauté : Les beaux mots - Publié dans : Poésie, écritures
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