L'origine de la burka semble remonter à la dynastie aqueménide de l’empire perse fondé par Cyrus II le grand (6ème siècle avant JC). En ces temps-là, la religion musulmane n'existait pas. Historiquement, c'est un vêtement propre aux tribus pashtounes qui ont été de grands défenseurs de la burka. De fait, le roi Amanullah, qui succéda à Habibulla, tenta une modernisation du pays, laquelle incluait la suppression de l'usage de la burka. Mais, lorsque sa femme, la reine Soraya Tarzi, apparut sans la burka, il y eut un grand scandale. Ses essais pour occidentaliser l'Afghanistan lui valurent opposition et rébellion des tribus pashtounes. Finalement il dut abdiquer et fuir en Inde en 1929.
La « burka complète » devint obligatoire en Afghanistan lorsque les talibans arrivèrent au pouvoir, après le départ des soviétiques, imposant ainsi un vêtement capable de garantir un contrôle sur le corps de la femme, vu qu'il couvre les yeux d'un voile épais qui empêche à qui la porte de pouvoir voir normalement, étant donné que la grille de toile limite la vision latérale, faisant perdre la position et l’espace où l'on se trouve, devenant ainsi dépendant d'une autre personne pour pouvoir se déplacer efficacement, spécialement dans les espaces ouverts.
L'un des objectifs du voile épais est d'éviter que le visage et les yeux soient visibles. La burka exerce une forte pression sur la tête (elle pèse environ 7 kg), augmentant la fatigue de la marche. La longueur du vêtement s'arrête au niveau des pieds, non seulement pour couvrir tout le corps, mais aussi pour garantir une plus grande difficulté à se déplacer et empêchant que l'on puisse courir avec elle.
La burka actuelle est une prison de toile qui soumet les femmes à la difficulté de ne rien voir avec clarté de ce qui ne se trouve pas à un mètre de distance, en face de leurs yeux. Elle produit une vision faisant perdre la vue des angles latéraux, en rétrécissant le champ visuel qui apparaît derrière les grilles de toile ouvertes à la hauteur des yeux, brouillant tout ce que l'on peut voir. Les regards de ces femmes sont prisonniers comme leurs corps. Une dirigeante de l'organisation clandestine des femmes afghanes RAWA dit : « C'est comme une prison ; cela tient chaud et vous isole. Les femmes ne peuvent pas se reconnaître. Celles qui ont besoin de lunettes ne peuvent pas les utiliser. C'est comme si, en plus, elles étaient aveugles. Le grillage de toile qui couvre leurs yeux doit être suffisamment épais. Quelques femmes sont battues, pour porter ces "petits trous" beaucoup trop grands. Pour les femmes l'obligation de la porter a été un traumatisme, parce qu'il s'agit là d'une humiliation, et qu'elle gêne tous les mouvements, ainsi que la vue." Souvent, en traversant les rues, le peu de visibilité que permet la petite ouverture provoque de sérieux accidents qui mènent ces femmes jusqu'à la mort.
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