L'autre côté du miroir

Innocemment le peuple de Paris appelle le roi Hugues "capet" parce qu'il aime à porter une petite cape d'abbé laïque. Et voilà ce qui donne naissance à la troisième et dernière race royale de France : la dynastie capétienne d'où sortira 36 rois de France répartis en 3 lignées (les Capétiens directs, les Capétiens valois et les Capétiens bourbons). Louis XVI sera appelé Louis Capet de façon ironique.

Les Capétiens directs ont le même problème que les Carolingiens. Le roi n'est qu'un seigneur dans un petit domaine royal jusqu'à ce que Louis VI le gros décide avec succès de reconquérir son autorité disparue. Le domaine royal s'agrandit enfin par l'annexion des fiefs comme ceux confisqués aux Plantagenets d'Angleterre et ceux des vassaux albigeois.
Les rois étant élus, pendant 2 siècles les Capétiens associent leur fils aîné au trône de leur vivant. La succession automatique met fin à cette pratique..

Les Capétiens interdisent les duels et protègent petits et bourgeois des villes nouvellement affranchies. Les guerres féodales sont limitées, instituant la Trève de Dieu. L'administration est centralisée à Paris, nouvelle capitale, symbole de la puissance royale retrouvée.

Les Capétiens se concilient avec le clergé français et évitent la suprématie du pape. Ils donnent naissance au gallicanisme (église de France indépendante de Rome) en installant un pape français en Avignon. De 1096 à 1270 les rois capétiens participent aux croisades entreprises pour délivrer les lieux saints de Palestine. Ils relancent du même coup les voies commerciales de la Méditerranée.
En 1328 la monarchie féodale capétienne prélude à la monarchie absolue. C'est la plus puissante et la mieux obéie de toutes les monarchies d'Europe. Les Capétiens règneront pendant plus de 8 siècles. La dynastie s'éteindra avec Jean le posthume
 

Louis VI le gros

Dim 14 sep 2008 2 commentaires
Hello !
Un passage pour te souhaiter une très bonne journée.
@+, Bises

News sur mon blog photo
Béré - le 15/09/2008 à 08h28
Petite remise à niveau, il y en avait besoin hé, hé;.. Pour les fameuses croisades, t'as dit le mot juste...  commercial... c'était pour le pognon encore une fois et c'était déguisé derrière des aspirations douteusement religieuses.... on voit que ça perdure d'ailleurs...
Bécots ma belle
sieglind la dragonne - le 18/09/2008 à 07h50