L'autre côté du miroir
Les délires de relation des sensitifs
décrits par Kretschmer s'observent sur des personnalités paranoïaques dites sensitives. Au lieu
d'être agressif, rigide et mégalomaniaque, le malade est hyposthénique, psychasthénique et dépressif. Ce sont des personnes timides, scrupuleuses, vulnérables et compliquées qui ont tendance à intérioriser et
à s'analyser. Elles contiennent leur ambition et leur sexualité est inhibée.
La décompensation délirante fait souvent suite à une succession d'épisodes malchanceux comme
l'isolement, le rejet, l'intolérance de l'entourage, l'échec professionnel, etc... Tout ce qui fait que sont multipliées les occasions de frustrations et de sentiments d'échecs et
d'humiliation. Il arrive qu'un conflit éthique s'en mêle, qui fait que la susceptibilité, l'hyperesthésie des relations aux autres se
trouvent exacerbées. On voit se développer des idées de référence centrées sur l'expérience pathogène. Ce sont des impressions de brimades, de vexations, d'allusions péjoratives et
malveillantes émanant des proches, des supérieurs hiérarchiques, des collègues, des voisins, des amis.
Souvent ce délire des sensitifs est entrecoupé d'épisodes dépressifs et anxieux à consonnance hypocondriaque, ce qui met à découvert les sentiments d'incapacité et d'échec. La guérison est possible même après des années d'évolution.
Ceci est mon 1700ème article et je comprends que vous n'ayiez pas tout lu.
bisous
Bon après midi Cléo
Didier d
bon je ne suis qu'à 1200!! et je comprends aussi que tu n'aies pas tout lu, lol!!!
bisou, remerciements et félicitations pour tout ce travail et tout ce partage.
Bises
Bisou