L'autre côté du miroir
Les paraphrénies sont caractérisées par la dominance des mécanismes imaginatifs sur les éléments hallucinatoires et les justifications interprétatives. La production délirante est déployée comme une fiction poétique ou
romanesque, une création de faux évènements, faux souvenirs, que le patient se raconte à lui-même et aux
autres.
Il est difficile de suivre les récits issus de fabulation paraphrénique où les intrigues se mêlent de façon
plus ou moins incohérente et contradictoire. Les récits sont parfois riches de néologismes, glossolalie et
tournures bizarres selon l'inventivité verbale du malade.
La paraphrénie est relativement rare et débute en général avant 40 ans. La richesse des productions délirantes du sujet ne compromet pas profondément l'adaptation au réel. Même avec la venue de
nouvelles fables, l'évolution n'entraîne pas de désocialisation majeure sur une longue période.
Dans la paraphrénie confabulante (ou délire d'imagination) les créations imaginatives restent plus ou moins reliées entre elles par un certain degré de systématisation. Les idées de grandeur
gravitent autour d'un thème central (souvent de filiation). La fabulation part du réel, s'alimente de lectures, de conversations, de récits entendus, et brode sur les thèmes de l'actualité.
Elle utilise aussi le passé qu'elle façonne et transfigure pour aboutir à des récits de substitutions d'enfants, d'héritages fabuleux, de successions princières et autres.
La paraphrénie fantastique donne lieu à des productions luxurieuses où se mêlent représentations délirantes décousues, mobiles, avec
exaltation thymique, et expériences hallucinatoires pouvant être très riches. Le discours visionnaire projette
une fantasmagorie féérique ou dramatique de l'univers que le malade livre avec grand bonheur, emporté par son inspiration ou son illumination. Ses fantasmes s'érigent dans un monde merveilleux où dominent l'énormité, la confusion du simultané et du successif, la
dissolution du temps et de l'espace, la multiplication des personnages. Il a vécu 1000 vies humaines, animales ou végétales. Ombilic de l'histoire universelle, il connaît tout des prophètes qui
vivent tous en lui. Il n'est pas concerné par la mort. Tout cela s'exprime verbalement bien sûr, mais aussi dans la production graphique.
Les paraphrénies font partie des organisations délirantes chroniques.
oui alors paraphrénie... je note, j'imagine que ça doit empirer avec l'âge...
bon je vais me méfier de moi, grande bavarde, conteuse et coutumière de l'interprétation, globalisant et partageant à souhait tout et n'importe quoi...
wow, je vais faire attention, on dérape sans doute vite
non mais à chaque fois que je lis un de ces billets, je n'ai qu'une peur, c'est de ne pas m'apercevoir si un jour je deviens malade de la tête, du relationnel...
c'est ptêtre d'avoir vu mon adorable et cultivé maçon de papy perdre la tête... qui me hante aujourd'hui... tu crois pas?
Notre pauvre petite Marylin a vécu toute sa vie avec la peur de finir à l'asile comme sa maman.
bon c'est compliqué !!!
alors bonne soirée - bonne nuit et bon jeudi
tout est dit LOL
BISES Lady Marianne
J'ignorais complètement cette maladie mentale
Merci à toi et bises de nuit