L'autre côté du miroir

Ne pas confondre angoisse de castration et complexe de castration.

L'angoisse de castration est un état normal de transition. C'est une partie intégrante du complexe oedipien. C'est le manque imaginaire et la petite fille est concernée au même titre que le petit garçon, mais de façon différente. L'angoisse de castration naît à la découverte de la différence des sexes. Ce manque est perçu comme le résultat d'une castration. Pour s'en protéger, le petit garçon peut s'ancrer dans sa croyance que la petite fille a aussi un pénis ou qu'elle va en avoir un. Pour la petite fille, la mutilation imaginaire a déjà eu lieu.

Le pénis permet au petit garçon de se valoriser en l'exhibant. Il a très peur qu'on lui coupe cet objet qui a pris une telle importance et dont il est immensément fier. Il vit cela comme une punition qui lui serait infligée. Il vaincra son angoisse en s'identifiant à son père, ce qui marque la fin du complexe d'Oedipe. Le père, castrateur tout puissant, empêche l'accès à la mère. Arrive alors, normalement, un Surmoi rigoureux.

La petite fille pense qu'il va pousser, qu'elle en aura un plus tard. Elle finira par accepter son "sort". En contrepartie, elle peut avoir des bébés. Elle pense que papa peut lui faire cadeau d'un bébé. Elle peut penser qu'elle a été castrée par sa mère par vengeance par exemple.  Le complexe de castration intervient chez la petite fille AVANT le complexe d'Oedipe, il en est le début. C'est l'envie de pénis qui la fait entrer dans le complexe d'Oedipe. La petite fille y reste longtemps attachée, très longtemps et parfois même toujours, de par le fait de l'inexistence de la menace de la castration.

L'angoisse de castration se manifeste par la peur de perdre l'amour de ses parents.

Pour l'un comme pour l'autre, l'angoisse de castration réveille inconsciemment le traumatisme du sevrage, souvenir refoulé.

Par extension, on parle d'angoisse de castration pour toutes sortes de manques.

Le complexe de castration n'est plus un état normal. C'est la fixation inconsciente de l'angoisse de castration qui devient source d'auto-punition et de souffrances.

Certaines perversions sexuelles sont là pour éviter l'angoisse de castration.

En cas d'absence du père son rôle sera tenu par ce qui sépare l'enfant de la mère : individu, objet, ou situation.
Déni de réalité : "je sais bien que les femmes n'ont pas de pénis, mais j'ai pourtant vu celui de ma mère". Le psychotique hallucine cet objet manquant, le fétichiste assure sa croyance et nie son expérience en fabriquant, en embaumant un substitut qu'en quelque sorte il adore.

Dans la mesure du possible, j'essaie de me servir de mots et de phrases compréhensibles par le profane et d'être brève.

 

Mer 27 jun 2007 1 commentaire

On en apprend des choses chez toi !

Tu te fais rare... Alors je viens un peu te visiter malgré le temps qui me manque ces temps ci...

bien amicalement à toi Cléo!


runner

runner - le 30/06/2007 à 17h19