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Persépolis
Trancher un noeud gordien, c'est résoudre un problème sans hésiter, par la solution la plus directe. Cette expression nous vient de la mythologie grecque. C'est le roi Gordias, roi de Phrygie, près de l'actuelle Ankara en Turquie, qui lui a donné son nom. Il avait attaché le joug de son char avec un noeud si serré et si compliqué qu'il était impossible de le défaire. Or, un oracle avait annoncé que celui qui réussirait à délier le noeud deviendrait le maître de l'empire d'Asie. Beaucoup ont vainement essayé. Longtemps après, Alexandre le Grand (356-323 avant JC), l'un des plus fabuleux conquérants de l'histoire, pénètra en Asie mineure pour soumettre les perses. Il arriva à Gordion, l'antique capitale de la Phrygie. D'après la légende, le char du roi Gordias était conservé dans un temple avec son noeud intact. Alexandre résolut le problème à sa manière : il tira son glaive et trancha le noeud d'un coup. Puis il partit à la conquête de l'empire perse, un empire 50 fois plus grand que la Grèce dont il était le roi. Il en sortit victorieux.
Le triomphe d'Alexandre le Grand, Lebrun 1665
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